Thème 3 Question 7 Economie


Comment les facteurs économiques déterminent-ils les choix de production?




Pré - requis et savoir associés




Synthèse


L’entreprise doit organiser son activité et notamment sa production. Pour cela, elle combine différents facteurs de production mais elle est contrainte dans ses choix. Comment l’entreprise s’adapte-telle pour satisfaire ses clients ? Quels facteurs économiques influencent ses décisions en matière de production ? Quel choix entre « faire » ou « faire faire » ?


I. La combinaison des facteurs de production


A. Les différents facteurs de production

Les facteurs de production désignent les différents éléments utilisés dans le cadre du processus de production. On distingue :

> le facteur travail qui représente l’activité humaine ;

> le facteur capital qui se décompose en :

- capital fixe qui est durable et utilisé pendant plusieurs cycles de production (les machines ou les locaux par exemple) ;

- capital circulant qui est amené à être transformé ou détruit pendant le processus de production (les matières premières par exemple) ;

> les facteurs de production traditionnels (le travail et le capital) sont toujours présents mais la connaissance est devenue la ressource clef de la création de richesse. Associée au facteur travail, la connaissance devient productivité. La connaissance est donc une capacité d’apprentissage.

Les facteurs de production peuvent être complémentaires et/ou substituables.

Des facteurs de productions sont substituables lorsque l'on peut utiliser l'un ou l'autre pour produire la même chose.

Des facteurs de production sont complémentaires lorsqu'il faut utiliser l'un et l'autre pour produire.

La production est une activité économique exploitant les ressources du travail et du capital (appelées facteurs de production) dans le but de réaliser des biens ou des services à partir de consommations intermédiaires (biens ou services achetés à d'autres entreprises puis transformés).


B. Une meilleure combinaison des facteurs de production

L’entreprise doit choisir la meilleure combinaison de ses facteurs de production afin d’améliorer sa productivité. Cette dernière désigne le rapport entre la production de biens ou de services et les moyens mis en place pour sa réalisation.

La productivité permet de mesurer l’efficacité d’une entreprise en termes d’utilisation de ses ressources pour produire des biens ou des services.

Une hausse de productivité peut être due à plusieurs facteurs tels que :

> l’organisation du travail qui consiste à répartir, coordonner les activités productives entre les salariés afin d’être le plus efficace possible ;

> l’analyse de l’environnement de l’entreprise afin de connaître les opportunités et les menaces ;

> la performance du matériel car l’utilisation de robots dans les entreprises améliore la productivité ainsi que du matériel neuf et donc plus performant ;

> le climat social assimilé au degré de satisfaction régnant au travail à un instant donné.

Les gains de productivité mesurent donc l'accroissement de la production à moyens constants et cela permet de dégager un surplus de richesse qui se partage entre hausse des salaires, hausse des profits et baisse des prix. Une partie des gains de productivité peut être redistribués aux ménages sous la forme d’une baisse des prix. En baissant ses prix, l’entreprise augmente le pouvoir d’achat des ménages, et provoque ainsi une hausse de la consommation. En obtenant un avantage compétitif sur ses concurrents, elle augmente ses parts de marchés. Donc ses profits augmentent.


II. L’influence de paramètres économiques sur les décisions de l’entreprise

Différents paramètres économiques peuvent influencer les décisions de l’entreprise.


A. L’influence du taux d’intérêt sur le choix d’investir

Pour la Banque centrale européenne (BCE), deux cas de figure se rencontrent :

La baisse des taux d’intérêt directeurs permet aux banques de se refinancer à moindre coût, elles peuvent à leur tour baisser leurs taux d’intérêt. Les crédits aux entreprises se développent alors puisque l’emprunteur a la possibilité de s’endetter à peu de frais, favorisant l’investissement puisque certains investissements deviennent rentables.

Inversement, la hausse des taux directeurs entraîne une augmentation des taux d’intérêt proposés par les banques commerciales, le crédit devient plus cher. Les entreprises investissent moins dans de nouvelles machines en attendant que les taux diminuent.


B. Le coût des facteurs de production

On distingue deux types de charges :

Les charges fixes qui restent stables malgré le niveau d’activité de l’entreprise comme par exemple le loyer, le salaire de la secrétaire, les amortissements des machines… Lorsque l’entreprise produit des gros volumes, les charges fixes des machines (amortissement) seront mieux réparties se qui occasionnent des économies d’échelle.

Les charges variables qui varient en fonction de la production comme par exemple les matières premières, les emballages des produits fins, le salaire des ouvriers de production.

Certaines charges variables peuvent être tributaires de la théorie de l’offre et de la demande. En effet, le cours de nombreuses matières premières qui sont à la base du processus de production (cacao, blé, vanille, cobalt…) augmente lorsque la demande est supérieure à l’offre ce qui a pour conséquence d’augmenter le coût de production (toute chose égale par ailleurs). Inversement, lorsque la demande devient inférieure à l’offre, alors le cours de la matière première diminue et le coût de production peut baisser si la décision en est prise (plutôt que de maintenir le prix de vente pour augmenter la marge).

De même, des mesures sociales ou fiscales prises par l’État (dans le cadre des politiques économiques conjoncturelles ou structurelles) peuvent influer sur le coût de production. Par exemple, la hausse du Smic aura obligatoirement une incidence sur le coût de production sauf si l’entreprise décide de remplacer le facteur travail par le facteur capital. À l’inverse, une baisse des cotisations sociales permettra à l’entreprise de réduire son coût de production.


C. La prise en compte du développement durable

D’après le rapport Brundtland en 1987, « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

Le développement durable doit concilier :

> la croissance économique ;

> le respect des équilibres naturels de la planète ;

> le respect des équilibres sociaux.

La préoccupation du développement durable s’impose de plus en plus aux entreprises et se traduit pour elles par des contraintes nouvelles issues des préoccupations sociales et/ou environnementales. Dorénavant, les entreprises doivent nécessairement intégrer ces évolutions dans la gestion des flux physiques et de leurs relations avec les différents acteurs concernés par la chaine de valeur (fournisseurs, prestataires, clients) au risque de limiter la valeur créée. Cela oblige les entreprises à réfléchir en matière :

> de logistique puisqu’elles doivent choisir des modes de transport produisant le moins d’externalités négatives (choisir des fournisseurs proches par exemple) ;

> de proposition de produits ou de procédés de fabrication plus économes en matières premières ou utilisant des matières premières recyclées ;

> d’intégration dès la conception du produit de la possibilité de son recyclage à la fin de sa durée de vie ;

> d’optimisation des processus de retour en provenance des clients…

Pour les entreprises, cette contrainte lourde est souvent coûteuse en recherche et développement et en investissements. Mais satisfaire cette nouvelle préoccupation est également source de création de valeur pour le client et facteur de compétitivité par la différenciation pour l’entreprise.


III. Le choix entre « faire » ou « faire faire »


A. La chaîne de valeur

La chaîne de valeur développée par Michaël Porter en 1985, est un outil utilisé pour la détermination des sources de l’avantage concurrentiel.

Elle vise à :

> améliorer la compétitivité ;

> réduire les coûts ;

> augmenter la création de valeur.

L’entreprise est considérée comme un ensemble d’activités liées les unes aux autres. La chaîne de valeur décrit les différentes activités interdépendantes qui permettent à une entreprise de créer de la valeur pour le client. La valeurest la somme que le client est prêt à payer pour obtenir le produit. Chaque activité ajoute ou fait perdre de la valeur à cette chaîne d’activité.

La chaîne de valeur permet également de distinguer clairement les activités principales créatrices de valeur pour l’entreprise des activités de soutien. Cette approche peut permettre de prendre des décisions en matière d'externalisation pour des activités qui ne contribuent pas à l'avantage concurrentiel de l'entreprise (les activités de soutien).


B. Les principes et finalités de l’impartition

Étudier la chaîne de valeur d’une entreprise permet d’identifier les activités qui contribuent fortement à la création de valeur et qui doivent donc être réalisées en interne. Cela permet à l’entreprise d’acquérir et/ou de conserver un avantage concurrentiel. Les autres activités qui ne créent pas assez de valeur devront être réalisées par une autre entreprise : l’impartition.

L’impartition est le fait, pour une entreprise, de faire produire, par des entités externes, des biens et services au lieu de les produire, de les développer en interne. Il s’agit des activités de sous-traitance, de concession et de franchise créant des relations de coopération étroites entre les différents partenaires.

L’impartition doit permettre de réduire les coûts fixes :

L’impartition vise à réduire les coûts en confiant certaines opérations à des prestataires extérieurs.

La spécialisation de ces derniers leur permet de profiter des économies d’échelle et de l’effet d’expérience.

Les contrats de longue durée qui lient l’entreprise à ses prestataires permettent de fiabiliser les relations en réduisant les coûts pour l’entreprise.

En conclusion, une entreprise qui a recours à l’impartition remplace ses coûts fixes par des coûts variables.


231 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout