Thème 1 question 3

Dernière mise à jour : 21 avr. 2021


De quelle manière l'entreprise s'inscrit-elle dans son environnement ?


Pré-requis et savoir associés

Synthèse


La réalité d’une entreprise est complexe : sa création et son fonctionnement impliquent de nombreuses personnes, physiques ou morales. Rentabilité, emploi, satisfaction du client, protection de l’environnement... les attentes sont multiples.


1. La création d’une entreprise


A. La logique entrepreneuriale

Selon Joseph Schumpeter, l’entrepreneur saisit une opportunité, prend des risques et recherche le profitmaximal. Il va avoir lui-même ou utiliser une idée innovante, pour se démarquer sur un marché, avoir un monopole temporaire, créer de la valeur et gagner de l’argent. Avec ce comportement, il va contribuer à la croissance économique.

La logique entrepreneuriale, c’est la manière de raisonner et d’agir propre à un entrepreneur. Elle implique donc une capacité à anticiper, à se projeter et à innover, seul ou collectivement. Elle est fondée sur la prise de risques. L’entrepreneur repère des opportunités de développement, puis prend les risques nécessaires pour créer l’activité nouvelle correspondante ou dynamiser une activité existante.


B. Les finalités de l’entreprise

La finalité est la raison d’être d’une organisation. On peut distinguer la finalité économique de l’entreprise qui est de créer de la valeur et satisfaire ses clients en répondant à leurs besoins dans le cadre d’un échange économique, ce qui lui permet de générer du profit, et ainsi d’assurer sa pérennité. L’entreprise a également une finalité sociale. Il s’agit, par exemple, du statut social que l’entreprise procure à l’individu à travers le travail et qui lui confère une reconnaissance sociale, mais aussi la qualité des conditions de travail proposées. Enfin, l’entreprise a une finalité sociétale qui correspond à sa responsabilité vis-à-vis des effets sociaux et écologiques que ses activités exercent sur son environnement et sur la société dans laquelle elle s’inscrit.

Pour Peter Drucker, la finalité de l’entreprise est de satisfaire le client, principalement grâce au marketing qui permet de mieux comprendre les attentes des consommateurs et valorise les produits, et à la recherche & développement qui améliore les biens et services proposés. La recherche du profit n’est donc pas une fin en soi, elle découle de la satisfaction des clients qui va entraîner des innovations, le respect de son environnement au sens large - société et écologie -, éléments eux-mêmes financés par le profit qui couvre les investissements et les risques pris par l’entreprise.


C. La création d’entreprise

Créer une entreprise est un processus qui débute par la recherche d’une opportunité à exploiter née de l’envie d’entreprendre. L’entrepreneur va ensuite vérifier la faisabilité du projet grâce à une étude de marché pour connaître le marché et ses tendances, les concurrents, la demande… et évaluer un chiffre d’affaires prévisionnel sur plusieurs années...

Le business plan (plan d’affaires) est un document important qui décrit de façon détaillée l’ensemble du projet et qui permettra à l’entrepreneur de le présenter à ses futurs partenaires (banques, fournisseurs, clients potentiels…). Il comprend des informations sur l’entrepreneur lui-même, le bien ou service, l’étude de marché, la stratégie, les moyens commerciaux et le dossier financier. Ce document sera notamment utile pour la recherche de financementcar, en général, l’épargne du créateur ne suffit pas.

L’entrepreneur devra enfin choisir le statut juridique de son entreprise et accomplir les démarchesadministratives et légales indispensables au démarrage de son activité.



2. La gestion d’une entreprise


A. La logique managériale

Le manager a un rôle important dans l’entreprise : il occupe un poste associé à une responsabilité (sur une équipe, un budget, un projet…) qui lui a été confiée par l’entrepreneur.

La logique managériale consiste donc, pour le manager, à optimiser l’allocation des ressources de l’entreprise, à court et moyen terme. Il va ainsi planifier, c’est-à-dire décliner les objectifs stratégiques en objectifs plus opérationnels, pour chaque division, service, ou membre de son équipe, et coordonner leurs activités ; il va organiser l’activité, en déterminer les besoins, les moyens d’action, les responsables des différentes actions à mener ; il va diriger, en motivant les équipes, résoudre les conflits. Enfin, il va contrôler, c’est-à-dire surveiller les activités pour s’assurer qu’elles se déroulent comme prévu.


B. La complémentarité des logiques entrepreneuriale et managériale

Logiques entrepreneuriale et managériale sont complémentaires. En effet, certaines décisions ou actions visent à créer une activité nouvelle ou dynamiser une activité existante, tout en prenant des risques liés à l’incertitude, et d’autres cherchent à optimiser la gestion des ressources existantes dans une optique de rationalité.

La logique entrepreneuriale est indispensable au développement de l’activité de l’entreprise sur le long terme et agit sur sa pérennité.

La logique managériale est quant à elle nécessaire au fonctionnement optimal de l’entreprise et à sa performance à court et moyen terme.


C. Les parties prenantes

R. Edward Freeman définit les parties prenantes de l’entreprise comme tout groupe ou individu qui peut affecter ou être affecté par la mise en œuvre des objectifs d’une organisation. Il est indispensable pour une entreprise de connaître et de prendre en compte les attentes de ses parties prenantes (salariés, clients, fournisseurs, actionnaires…) car la pérennité de l’entreprise dépend de leur satisfaction. Il faut donc comprendre les attentes des parties prenantes et trouver un équilibre entre la satisfaction de celles-ci, qui peuvent parfois être incompatibles, et les finalités de l’entreprise.


3. La performance d’une entreprise


A. Les différentes composantes de la performance

La performance peut se définir comme la réalisation des objectifs organisationnels, tout en optimisant les ressources et les processus mis en œuvre pour y parvenir, quelles que soient la nature et la variété de ces objectifs. Celle-ci a différentes dimensions qui intègrent les différentes finalités d’une entreprise.

La performance globale des entreprises se forme par la réunion des performances économique, financière, sociale, environnementale et sociétale.

La notion de performance intègre également trois concepts importants : pour être performant, il faut être efficace,efficient et pertinent, pour être meilleur que ses concurrents.

ü L’efficacité correspond au niveau de réalisation des objectifs de l’entreprise. On la mesure en comparant le résultat obtenu avec l’objectif visé, indépendamment des ressources utilisées et des coûts engagés.

ü L’efficience prend en compte les ressources (humaines ou financières) mises en œuvre pour atteindre ces objectifs : il faut donc comparer le résultat atteint avec les moyens utilisés pour l’obtenir.

ü La pertinence permet de savoir si l’organisation s’est munie des moyens adéquats pour atteindre ses objectifs qui doivent être ambitieux, mais atteignables.


B. Les indicateurs et leur suivi

Il est important, pour une entreprise, de mesurer sa performance car cela lui permet de faire le point, de savoir si elle atteint ses objectifs, et ce dans différentes dimensions. Elle pourra ensuite prendre des décisions et mettre en œuvre des actions pour progresser. Elle peut aussi se comparer à des concurrents et assurer sa pérennité.

L’évaluation de la performance d’une entreprise nécessite le choix de critères permettant d’apprécier les résultats de l’activité de l’entreprise ainsi que leurs conséquences économiques, sociales et environnementales.

Des indicateurs de performance correspondant à ces critères doivent permettre de comparer les résultats obtenus par les entreprises dans le temps. Un indicateur est un outil de mesure de données clés de l’entreprise. L’entreprise peut utiliser des indicateurs de performance économique (rentabilité, productivité, coûts, satisfaction clientèle…), des indicateurs de performance sociale (taux d’absentéisme, de turnover, nombre d’accidents du travail, nombre de jours de formation par personne...) et des indicateurs liés à des critères de performance sociétale (parité, égalité homme-femme, discrimination, qualité de vie au travail, traitement des déchets, rejet de gaz à effet de serre, consommation d’énergie…).

Le tableau de bord est un outil qui permet de visualiser les résultats calculés avec des indicateurs de performance, sous forme de tableaux, de graphiques, et de les comparer avec les objectifs fixés. C’est donc un outil de pilotage qui facilite l’analyse de la performance, les effets des décisions prises et les actions menées, et permet au dirigeant d’agir rapidement et efficacement pour assurer la pérennité de l’entreprise.






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