Mise en oeuvre




Pour mettre en œuvre ce projet, il me fallait d’abord apprendre à mieux connaître le fonctionnement des élèves, les représentations qu’ils ont d’eux-mêmes.


· En début d’année scolaire, j’ai donc mesuré l’estime de soi des élèves. Pour cela, j’ai choisi d’utiliser l’Echelle Toulousaine de l’Estime de Soi (ETES) de Nathalie Oubrayrie (cf. annexe 1) .

Ce questionnaire m’a semblé intéressant car il permet de détailler les scores entre émotion, social, scolaire et physique. Je l’ai légèrement adapté et il ne sera pas utilisé comme un test psychométrique. C’est l’image que l’élève a de lui-même qui va me donner des pistes d’action.

Les résultats montrent que les élèves ont globalement une bonne image corporelle avec une moyenne de 7.6. Ce sont les indicateurs du soi social et du soi émotionnel qui sont les plus bas avec une moyenne de 5.8. Cela serait en accord avec la théorie qui tendrait vers un cloisonnement des différentes perceptions de l’estime de soi.


En ce qui concerne le soi social, 5 élèves estiment avoir des compétences sociales assez moyennes et les deux élèves qui ont le score le plus haut (8) sont effectivement des élèves aux comportements sociaux les plus adaptés.


Les résultats du soi scolaire sont plus contrastés :

Deux élèves pensent avoir des compétences scolaires très satisfaisantes avec un score de 10 et un élève a obtenu un score de 9 . Ces 3 élèves n’ont pas eu les meilleurs pourcentages de réussite aux évaluations diagnostiques (évaluations nationales fin de palier 1) de début d’année, leur pourcentage se situant entre 50% et 60%.

Deux élèves ont un score de 6 et 3 élèves ont obtenu 5 ; ils s’estiment donc moyennement performants dans le domaine scolaire. Deux d’entre eux avaient pourtant bien réussi les évaluations de début d’année avec un pourcentage en français et en mathématiques proche de 60% . Les 3 autres élèves sont en accord avec leurs résultats aux évaluations qui étaient aux environs de 50%.

Quatre élèves s’estiment faiblement compétents avec un score de 4 alors que, parmi eux, 2 élèves avaient obtenu les meilleurs pourcentages aux évaluations. Pour les 2 autres élèves, leurs représentations sont en accord avec les évaluations diagnostiques, ils ont des pourcentages inférieurs à 50%. Cela confirme que certains élèves n’ont pas une vision très réaliste de leurs possibilités.



Que retenir de ce questionnaire en terme d’actions à entreprendre ? Les compétences sociales, les savoir-être sont à consolider à travers des actions que je décrirai dans « le vivre ensemble ». Le soi émotionnel assez moyen sera renforcé en aidant l’élève à mieux se connaître et par des actions à travers le « climat de classe » que j’aborderai dans un paragraphe ulterieur.

Pour le soi scolaire où l’on remarque un décalage entre les compétences réelles des élèves et les représentations qu’ils en ont, mon action sera de renforcer le sentiment d’efficacité perçue des élèves en travaillant sur « l’autonomie et la méthodologie ».

  • · Connais-toi toi-même
 : Pour aider les élèves à mieux se connaître, je leur ai proposé le questionnaire adapté de Marcel Proust (cf. annexe 3) que j’ai nommé « Connais-toi toi-même ». Ce questionnement va favoriser la découverte de leur personnalité, de leur goût, de leur centre d’intérêt et c’est également une occasion pour moi d’apprendre à mieux les connaître et de savoir ce qui les motive.


  • · Auto-évaluation de son comportement
 Plusieurs fois dans l’année, je propose aux élèves d’auto-évaluer leur comportement , le but est d’impliquer et de responsabiliser l’élève ; c’est un enjeu majeur que d’adopter une attitude citoyenne et de leur faire comprendre qu’ils sont responsables de leur comportement.

Si je propose cette grille d’auto-évaluation plusieurs fois, c’est pour pouvoir évaluer avec eux les progrès réalisés ou les points sur lesquels ils doivent être vigilants. Elle est axée sur le respect des autres, son comportement en classe et son implication dans les tâches scolaires.


Les objectifs de cette séquence, outre ceux spécifiques au domaine artistique, sont d’amener l’élève à se sentir en confiance, à mettre des mots sur ce qu’il ressent, sur des sentiments sans en avoir honte grâce à la distance donnée par l’activité pédagogique.


D’autre part mon action doit absolument reposer sur l’image qu’un élève a de lui-même, sa perception de soi, son estime de soi, ses affects... Mais aussi dans la connaissance de l’élève, de son histoire de son parcours, cela me permettra une interaction adéquate avec les attentes de cet élève.

Au début d’année je dois donc m’informer sur l’élève et son parcours, ses compétences et son ressenti émotionnel par rapport à mon cours.

Au collège la classe de 4ème est divisé en 3 groupe, chaque trimestre les groupes tournent dans les ateliers pour découvrir les métiers et l’approche du professeur. La dernière période les élèves choisissent leur atelier pour la classe de 3ème.

Ainsi en 3ème ils ont décidé d’être dans mon atelier. Ils peuvent changer en motivant leur demande.

Je sais donc en début d’année la composition de mon groupe classe que j’ai 12 h par semaine.

Cette problématique étant à cheval sur 2 années scolaire, je mets en place intellectuellement mes actions face à la classe de 3ème que j’aie en 2014, et à l’estimation des élèves de 4ème que j’aurai en 3ème en 2015.


Tous les élèves présents dans mon atelier en 2015 savaient que le projet Hip Hop était en place, et par conséquent ils adhéraient complètement.


C’est une classe qui est peu respectueuse de l’adulte mais la possibilité de rentrer dans les apprentissages est bien réelle ; pour cela, il est primordial de bâtir avec eux des comportements durables basés sur le respect, la restauration de l’estime de soi, leur donner les clefs de la citoyenneté et les préparer à devenir des adultes responsables et autonomes. Toutefois cette classe présente de réels problèmes d’absentéisme.

J’affiche l’emploi du temps de ma classe pour que les élève se repèrent dans les différents projets.

Chaque élève constitue un classeur appelé « connaissance de soi » et a chaque activité terminées ils remplissent et effectue les test de ce classeur (précédemment cites). Les résultats me permettent rapidement de déterminer les profils.

Une fois les résultats analysé j’adapte ma progression et des attentes à leurs personnalités.


J’ai trois projets principaux :

- Le potager et la culture de l’igname

- La vente des objets confectionnés dans les autres ateliers.

- Le Hip Hop


Autour de ces projets mes cours s’articulent.

Ce projet à une dimension double, puisque je dois liées l’artistique dans un cadre educatif.

En parrallèle une de mes collègue professeur des écoles spécialisés a créer un projet autour du slam. Ces 2 projets s’articulent naturellement.

J’ai donc créé une classe à PAC permettant d’officialiser mon action.


Classe à PAC


La classe à projet artistique et culturel (PAC) (circulaire n° 2001-104 du 14 juin 2001) permet à l'enseignant (premier ou second degré) de proposer, dans le cadre à la fois des horaires et des programmes, une expérience artistique et culturelle pour tous les élèves de la classe (et non les seuls volontaires). Elle se déroule avec le concours d'artistes et de professionnels de la culture qui interviennent entre 8 et 15 heures par an. Elle permet une diversification au-delà des domaines traditionnels obligatoires (éducation musicale et arts plastiques) en s'ouvrant à l'architecture, au cinéma et à l'audiovisuel, à la danse, au design, à la littérature, au patrimoine, à la photographie, au théâtre... Elle favorise les initiatives de terrain et fait de chaque enseignant un acteur de ce projet dans sa propre classe.


Chaque projet artistique et culturel est unique car il est le fruit du partenariat entre un enseignant et un professionnel de la culture, et qu'il fait appel à l'initiative des élèves. La classe à PAC est le contraire du modèle clé en main.

Le rectorat et la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) valident les contenus et les financements des classes à PAC.

Lancé en 2001, ce dispositif est toujours d'actualité et prend tout son sens dans le cadre du nouveau plan d'action pour l'éducation artistique et culturelle.Avec l'’enseignant en collège ou lycée propose dans le cadre des horaires et des programmes, une illustration et des références à tous les élèves de sa classe.

Il a été créé pour une meilleure intégration au collège un atelier artistique HipHOp qui aura lieu le midi avec les élèves de SEGPA concerné et les élèves du collège d’auteuil.

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