Logique entrepreneuriale


L’entrepreneuriat est l' »ensemble des activités et des démarches qu’impliquent la création et le développement d’une entreprise et plus généralement la création d’activité« . L’entrepreneuriat décrit donc ce que font les entrepreneurs car, à l’origine d’une entreprise, il y a toujours un individu doté d’un certain esprit d’entreprise et d’une volonté d’entreprendre.

Une fois le projet de création ou de reprise d’entreprise finalisé, l’entrepreneur va devoir endosser un nouveau rôle, celui de « manager », en quelque sorte un rôle de gestionnaire. Son objectif sera alors d’assurer la pérennité de son entreprise en adoptant une logique managériale de gestion des ressources, des contraintes et des compétences. La logique managériale vise à optimiser l’allocation des ressources existantes.

Elle se distingue de la logique entrepreneuriale qui consiste à créer de nouvelles ressources. On attend donc d’un manager qu’il gère les ressources à disposition de l’entreprise.


I – La logique entrepreneuriale


A – Notion d’entrepreneuriat


Il s’agit de l’engagement d’une personne dans le cadre d’un projet d’entreprise donc d’une dynamique d’action s’inscrivant avant tout dans une logique de recherche d’indépendance. L’entrepreneuriat consiste donc à lancer un projet, à organiser les ressources nécessaires et à assumer tant lesrisques que les bénéfices.


B –Définition d’entrepreneuriat

L’essence de l’entrepreneuriat correspond à la faculté d’identifier et de faire fructifier une valeur marchande en faisant coïncider une innovation et un besoin.

L’entrepreneuriat renvoie à la fois à un état d’esprit et à une dynamique d’action. L’esprit entrepreneurial a pour qualités : la prise de risques, l’esprit d’initiative, la force de conviction, la pugnacité… Mais au-delà de ces caractères qui traduisent plutôt un tempérament, l’entrepreneur se distingue par sa capacité à appréhender le changement, à y repérer des opportunités de développement et à faire advenir quelque chose de nouveau.


C- L’entrepreneur selon Joseph Schumpeter

Pour Joseph Schumpeter, un entrepreneur est un agent économique dont la fonction est d’exécuter de nouvelles combinaisons de production qui correspondent à de nouveaux objets de consommation, de nouvelles méthodes de production, de nouveaux marchés ou de nouveaux types d’organisation industrielle. Pour réaliser ces nouvelles combinaisons, l’entrepreneur doit être capable de percevoir les opportunités, de savoir comment les exploiter et d’en tirer de la valeur.


D- La logique entrepreneuriale

La logique entrepreneuriale est un processus complexe de détection et d’exploitation d’opportunités. Ce

processus implique toujours la capacité d’identifier, d’exploiter et de tirer profit des opportunités qui peuvent naître sur un marché et de les exploiter pour créer de la valeur.


E- Les formes de l’entrepreneuriat :

– Création : L’entrepreneur créer une activité indépendante nouvelle. – Reprise : L’entrepreneur rachète une entreprise existante pour la développer. – Franchise : L’entrepreneur entre dans une activité déjà existante. (Mc Do,..) – Essaimage : Le créateur est salarié d’une grande entreprise qui l’aide à créer une entreprise indépendante.


II – Le processus entrepreneurial


Le projet, l’entreprise, c’est l’objectif à réaliser. Parmi les nombreux candidats à la création d’entreprise, ne parviendront à leur finalité seuls ceux pour qui il y a adéquation entre la personne et l’idée. Ils ont dégagé des idées claires et concrètes sur les raisons qui les incitent à investir dans le créneau envisagé et arrêté un projet bien précis.


A – L’idée de création d’entreprise

Il faut, bien entendu, avoir une idée – Il faut ensuite vérifier qu’elle soit réalisable et la transformer ensuite en projet. Que cette idée provienne de l’expérience professionnelle du créateur, de ses talents créatifs ou bien d’une opportunité spécifique, celle ci prend souvent la forme d’une intuition ou d’un désir qui s’approfondit et murit. En principe, plus l’idée est nouvelle, plus il faudra s’interroger sur les réels besoins de la clientèle – plus elle est banale, plus il conviendra de s’ interroger sur sa réelle utilité par rapport à l’offre déjà existante sur le marché.

A ce niveau, les bonnes questions sont finalement les suivantes : Quel est le « plus » mon produit ou service ? En quoi le créateur se différencie de ce qui existe déjà ?


B – L’adéquation entre l’idée et la personne

Suis-je bien l’homme, la femme de ce projet ?

Il s’agit ici de vérifier le réalisme et la faisabilité du projet. Le créateur se doit ici de vérifier si son projet est véritablement cohérent au regard de ses motivations, de sa personnalité, de ses objectifs personnels et professionnels et de son cursus de formation.

L’entrepreneur est un porteur de projet. Le projet entrepreneurial est le fruit du processus de détection et d’exploitation des opportunités qui peuvent naître sur le marché.

Et donc de la capacité de l’entrepreneur à saisir une opportunité et à la transformer en création de valeur.

Mais comment répondre aux opportunités offertes par l’environnement ?

Voici les différentes phases du processus (ou de la démarche) entrepreneurial :


IDÉE DE DÉPART : recherche d’une idée ou d’une opportunité à exploiter – À l’origine du projet de création d’entreprise, se trouve tout d’abord l’idée innovante de l’entrepreneur, fondée sur son expérience (il connait le secteur sur lequel il souhaite développer son projet) ; sur son sens de l’observation (il a détecté les défauts des produits offerts par les entreprises existantes…).


C – L’étude de marché

Il s’agit d’une étape indispensable dans tout projet de création d’entreprise. Il es en effet nécessaire d’affiner l’idée de départ et de vérifier qu’elle corresponde à une véritable opportunité du marché.

Les objectifs d’une étude de marché sont les suivants : > Définir un positionnement pour se démarquer de la concurrence > Définir la stratégie et la politique commerciale de l’entreprise > Réaliser des prévisions d’activité > Faire une estimation des moyens matériels, financiers et humains nécessaires au démarrage de l’activité.


D- Etapes :


1/ L’analyse du marché et de son environnement

> Demande globale (volume, valeur) > Segmentation du marché par type de produits et type de clientèle > Organisation de la distribution > Evolutions du marché au cours des dernières années et perspectives à court et moyen terme > Choix du lieu d’implantation


2/ L’analyse de l’offre

> Acteurs présents sur le marché : nombre, identification, localisation, dimension, antériorité, performances, notoriété, forces et faiblesses, analyse des composantes de leur positionnement (produits/services, prix, cibles de clientèle, organisation de la distribution, communication) > Evolution de l’offre : comment a-t-elle évolué au cours des dernières années (création, disparition d’entreprises, évolution de leur activité), quelles sont les évolutions possibles ?


3/ L’analyse de la demande

Quelles sont les attentes des clients sur le marché, ou le segment de marché que l’on pense cibler ?


> Approche quantitative :

Il s’agit ici de chiffrer en valeur et en volume la demande La démarche quantitative, parfois appelée sondage, respecte les exigences statistiques et la représentativité de la population étudiée. Les lois statistiques sur lesquelles repose l’approche quantitative conduisent à des tailles d’échantillon importantes, variant entre 200 et 2000 personnes. Le choix des échantillons est très strictement défini à travers diverses méthodes d’échantillonnage plus ou moins aléatoires et plus ou moins empiriques ; la taille de l’échantillon est calculée au mieux pour répondre à une question donnée.


> Approche qualitative : La démarche qualitative consiste à connaître les attentes de la clientèle par rapport aux produits, aux services complémentaires, mesurer la satisfaction vis-à-vis de ses comportements d’achats, observer sa fidélité à ses fournisseurs.


3 grands types d’études qualitatives :

  1. Entretiens face à face : interviews de clients et autres acteurs. Souvent, une dizaine d’entretiens en profondeur d’une ou deux heures sont menés.

  2. Entretiens de groupes de consommateurs . Le but est ici de tester un produit, un nouveau concept, de recueillir les perceptions d’un service, …

  3. Entretiens de groupes de créativité . Ces entretiens servent à faire émerger de nouvelles idées ou tendances.

La démarche qualitative se caractérise donc par sa nature exploratoire. Elle est utilisée pour l’étude d’un domaine inconnu (marché, produit, consommateur, environnement…) et permet de dégrossir un problème en identifiant et en recensant ses différents composants. Elle se fonde sur l’interrogation d’individus, l’analyse de leur discours et de leur comportement. L’échantillon n’est en général pas représentatif et la taille de l’échantillon est réduite (inférieur à 20 personnes).


Qui réalise les études de marché ?

Si le créateur connait bien son secteur, il pourra réaliser lui-même son étude de marché. Cependant, pour des projets mettant en jeu des investissements élevés, mieux vaudra s’appuyer sur des cabinets spécialisés. Ils pourront réaliser une enquête sur mesure, ce qui a évidemment un coût. Faute de moyens, les créateurs s’adressent le plus souvent aux chambres de commerce ou à des associations d’étudiants (juniors entreprises) qui offrent fréquemment leurs services pour réaliser ce type d’études.


4 – Le choix d’une structure juridique

Sources : https://lentreprise.lexpress.fr/creation-entreprise/statuts/tableau-comparatif-cinq-statuts-juridiques-d-entreprise-a-la-loupe_1609491.html




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