Les formes de commerce


Le commerce indépendant isolé

Le commerçant possède son fonds de commerce ; il le gère seul et effectue seul ses achats. Il est souvent spécialiste et vend les produits qu’il a lui-même choisis auprès de ses fournisseurs. Il fixe en toute autonomie les prix de ses produits, en fonction de son prix d’achat, de ses coûts, et de la concurrence.

Boulangerie, charcuterie, magasin de proximité ...


Le commerce indépendant associé (ou organisé)

Le commerce indépendant associé fait appel à des commerçants juridiquement et financièrement indépendants qui s’organisent entre eux ou avec d’autres acteurs de la commercialisation des produits (fabricants, propriétaires de marques,...). Dans un contrat de franchise, le commerçant indépendant (appelé le franchisé) s’engage pour un contrat avec un franchiseur (propriétaire de l’enseigne et de la marque) à vendre les produits ou les services de cette enseigne.

Ce contrat est très souvent onéreux (droit d’entrée, redevance sur le chiffre d’affaires (appelée royalties), paiement du stock), mais de plus en plus de commerçants indépendants adhèrent à ce système.

En effet, il permet de bénéficier d’une enseigne à forte notoriété, de campagnes publicitaires nationales, d’un assortiment de produits choisis par des acheteurs bénéficiant d’un large réseau d’informations (mode, nouveauté, tendances,...).


La commission affiliation est similaire à la franchise. La seule différence, très importante pour le commerçant indépendant affilié, est qu’il est déchargé de la gestion des stocks de marchandises de son magasin (il ne les achète pas et on lui reprend les articles invendus en fin de collection). En contrepartie, il est rémunéré sur les ventes qu’il réalise par une commission de l’ordre de 30 à 40% du chiffre d’affaires.

La coopérative ou le groupement d’achats permet à plusieurs détaillants indépendants de s’associer afin de pouvoir acheter des marchandises en grandes quantités auprès des fournisseurs et ainsi profiter d’un pouvoir de négociation comparable à celui des grandes surfaces.

La concession est un contrat conclu entre un commerçant (le concessionnaire) et un fournisseur (fabricant) appelé concédant, qui permet au détaillant d’avoir l’exclusivité de la vente de produits de marque, pendant une période déterminée et sur un territoire défini. La licence de marque est une location d’enseigne ou le paiement d’un droit d’entrée en contrepartie de l’exploitation d’une marque.


Le commerce intégré

La même entreprise, souvent un grand groupe financier, intègre plusieurs fonctions : - les fonctions de vente au détail (les magasins appartiennent au groupe) ; - les fonctions d’achat par l’intermédiaire de leur centrale d’achats ; - les fonctions de transporteur, par l’intermédiaire de l’entrepôt de stockage géré par la centrale d’approvisionnement. Les livraisons sont organisées et optimisées pour tous les magasins du réseau.

Le personnel est salarié et des directeurs régionaux (ou de secteur) contrôlent au sein des magasins que les règles énoncés par la maison mère soient respectés.

Au sein du commerce intégré, différents types de magasins coexistent : Les entreprises à succursales (multiples) sont des boutiques spécialisées situées au coeur des villes (rues très commerçantes et/ou piétonnières) ou des centres commerciaux.

Les grands magasins, comme leur nom l’indique, sont de grande dimension. Ils sont situés en centre-ville de grandes villes et comportent plusieurs étages. Ils offrent dans un décor luxueux un assortiment large et profond. Les rayons ressemblent à plusieurs boutiques spécialisées, classées par marque et les articles sont vendus de manière traditionnelle ou en libre service assisté. Le personnel est nombreux ainsi que les services qu’ils proposent (appel de taxi, consignes, livraison à domicile,...). Les magasins populaires sont des points de vente au détail situés en centre-ville, qui à l’origine, proposaient un prix unique sur des produits vendus en libre service. Les prix pratiqués sont bas, les produits sont de qualité standard et attirent une clientèle “populaire” (classes sociales faibles).


Les grandes surfaces alimentaires (GSA) proposent des produits à dominante alimentaire (et non alimentaires) organisés en libre- service. On distingue 2 types de GSA : les supermarchés (magasins alimentaires de quartier, de villages ou de petites villes) et les hypermarchés (points de vente alimentaires de grandes villes, situés essentiellement à la périphérie).

Les supérettes sont des points de vente alimentaires de petite dimension qui servent de magasins de proximité ou de dépannage.

Les grandes surfaces spécialisées (GSS), comme leur nom l’indique, sont spécialisées dans une catégorie de produits non alimentaires, de grande dimension, principalement situées en périphérie des villes. Elles proposent un choix important de produits de qualité (à des gammes différentes), vendus en libre- service ou libre service assisté. Ces points de vente proposent aussi de véritables services d’aide à la clientèle (conseils des vendeurs, guides pratiques, démonstration,...).


Les points de vente des discounters alimentaires sont appelés hard-discount (ou maxi-discompte). Ils propsent un assortiment de 1000 réferences environ de produits sans marque ou de marque de distrbiuteur (très peu de marques nationales) à des prix très bas. Ces magasins, de 800m2 en moyenne, sont implantés à proximité des hypermarchés ou de grands axes routiers. Ils disposent de peu de caisses, de peu de personnel et la présentation des marchandises en rayon est très limitée (sur palettes ou dans les cartons) et les services sont quasi-inexistants. Les rayons de produits non alimentaires sont limités aux produits de consommation courante basiques.

Les catégory killers sont quant à eux des discounters du non alimentaires. Ils se sont développés dans les secteurs du bazar, de l’équipement de la maison et de la personne.

20 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout