Les finalités de l'entreprise


L’entreprise est un système organisé, dirigé et finalisé qui produit des biens et des services destinés à la vente afin de faire du profit.

Son rôle productif consiste à produire des biens et des services (production marchande) destinés à la vente. La valeur ajoutée mesure la richesse créée par l’entreprise.

Le rôle social de l’entreprise reste très important à l’heure de la mondialisation. L’homme peut se réaliser dans son travail qui lui assure niveau et qualité de vie par la rémunération qu’il obtient et un environnement professionnel dans lequel il aime évoluer.

La culture d’entreprise consiste en un ensemble de normes, de valeurs et de comportements que partagent les membres d’une même entreprise. Elle constitue la base de son identité et donne de l’entreprise une image interne qui est celle que les salariés ont de leur entreprise et une image externe concernant la perception qu’en a le grand public.

Les composantes de la culture d’entreprise sont multiples. On distingue les productions symboliques (valeurs, mythes, rites, tabous), les projections inconscientes (image de l’entreprise, image du secteur et du métier de l’entreprise, organisation du pouvoir), et le style de « leadership » du chef d’entreprise (son aptitude à diriger les groupes humains et à les convaincre).

À travers son style de management, il donne un nouveau mode de fonctionnement à toute entreprise et les éléments du vécu dans l’entreprise (organisation des bureaux, tenue vestimentaire, langage, etc.).


A – Réaliser un profit maximum


Selon la théorie classique libérale, le profit correspond à la finalité de l’entreprise – les tenants de cette héorie considèrent en effet que leprofit constitue la juste contrepartie du risque pris par les dirigeants et les actionnaires.

L’entreprise génère de la valeur grâce à la combinaison de ses facteurs de production. Cette « valeur ajoutée » va permettre de rémunérer le facteur travail et le facteur capital. Après paiement des impôts il restera le résultat acquit à l’entreprise et les actionnaires pourront s’ils le veulent se distribuer ou laisser dans l’entreprise pour financer ses projets.

Dans une économie de marché la capacité de l’entreprise à dégager du résultat assure sa pérennité. Cette finalité ne peut être écartée.


  • Pour Franck Riboud, l’objectif de l’entreprise n’est pas à proprement parler de faire du profit, mais avant tout de satisfaire les besoins des parties prenantes : actionnaires, salariés, fournisseurs, clients et autres. L’entreprise a des devoirs envers la société toute entière.

  • Pour Peter F Drucker (Peter Ferdinand Drucker, né en 1909 et décédé en 2005 est un théoricien américain du management. Il est à l’origine de nombreux concepts utilisés dans le monde de l’entreprise), le client est le pilier de l’affaire dans la mesure ou il est le seul à donner du travail à l’entreprise. Le seul but de l’entreprise est donc de satisfaire les besoins du client et à travers lui les besoins de la société toute entière.

B – Satisfaire les besoins des agents économiques

Les activités des entreprises sont très variées – elles produisent toutes des biens et des services destinés à être vendus et à satisfaire les besoins des clients. La production est la résulat de la mise en oeuvre de combinaisons productives entre le fateur travail et le facteur capital

La pyramide de Maslow ( élaborée dans les années 1940 par le psychologue Abraham Maslow) est utile en marketing car elle permet de positionner un produit dans lahierarchie des besoins.Cette pyramide fait partie aujourd’hui des basiques du management

Elle s’applique également en psychologie du travail ( A l’origine elle correspondait d’ailleurs à un schéma théorique sur les motivations des travailleurs ! ) – par exemple la productivité d’un collaborateur (niv 5) peut être dégradée si celui-ci ne se sent pas intégré dans son équipe de travail (niv 3) ou tout simplement si il n’a pas bien dormi ! (niv 1)


  1. Niveau 1 : les besoins physiologiques liés à la survie des individus ou de l’espèce – respirer, boire, manger, dormir, se réchauffer

  2. Niveau 2 : le besoin de sécurité : se protéger des dangers: Le besoin de se loger – besoin de sécurité des revenus, de sécurité physique, de sécurité morale et psychologique, etc.

  3. Niveau 3 : Le besoin d’appartenance et amour révèle la dimension sociale de l’individu qui a besoin de se sentir accepté par les groupes dans lesquels il vit (famille, travail, association, …). Ce besoin passe par l’identité propre (nom, prénom), et le besoin d’aimer et d’être aimé.

  4. Niveau 4 : L’individu souhaite être reconnu en tant qu’entité propre au sein des groupes auxquels il appartient.

  5. Niveau 5 : Le besoin de s’accomplir est le sommet des aspirations humaines. Il vise à atteindre l’épanouissement.


C – Les autres finalités


L’économiste P.DRUCKER montre que la recherche de profit n’est pas une fin en soit pour l’entreprise. Pour lui le but premier de l’entreprise est de créer, maintenir et développer une clientèle.

Le profit n’est que la conséquence du management. Les finalités propres de l’entreprise résultent de la satisfaction de ses acteurs.

Elles peuvent par conséquent être de différentes natures. Economiques certes mais aussi sociales, environnementales ou sociétales :

  • Les finalités économiques : Il s’agit de produire des biens ou services destinés à trouver et satisfaire une clientèle. Certaines entreprises recherches l’intérêt des produits qu’elles ne veulent ni inutiles, ni nocifs.

  • Les finalités sociales : La création d’emplois et leur pérennité sont au cœur de cette démarche.

  • Les finalités environnementales : De plus en plus d’entreprises mettent en avant leurs objectifs écologiques, leurs volontés d’économiser la planète.

  • Les finalités sociétales : Certaines entreprises participent volontiers à des programmes de solidarités ou financent des fondations défendant des causes les plus diverses.

C– La responsabilité sociétale (RSE)


Selon le livre vert de la Commission Européenne de 2001 la responsabilité sociale des entreprises est l’intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques à leurs activités commerciales.

Il s’agit pour chaque entreprise de faire sien les principes du développement durable (et depuis peu de l’économie circulaire)

  • La prise en compte de ses préoccupation va se traduire par :

  • La recherche d’une réduction de l’impact des activités de l’entreprise sur l’environnement

  • La valorisation de ses salariés

  • La multiplication des engagements citoyens (mécénats, recherches..)


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