Les 4 piliers de l'apprentissage


Ce sont les sciences cognitives qui ont permis d’identifier quatre facteurs

principaux de la réussite d’un apprentissage. Elles ont identifié quatre facteurs principaux de réussite d’un apprentissage : l’attention, l’engagement actif, le retour d’information, et enfin, la consolidation.


L'attention


L'attention est la porte d'entrée pour mieux apprendre !

Pour apprendre, il faut commencer par focaliser son attention sur le sujet.

L’enjeu pour l'enseignant, c’est d’attirer l’attention, et de la canaliser.

Mobiliser l’attention des enfants est un objectif prioritaire. L’enseignant doit créer des matériaux attrayants et qui ne distraient pas l’enfant de sa tâche primaire. Tout doit être mis en œuvre pour orienter l’attention vers le niveau pertinent


L'engagement


Apprendre efficacement c'est s'engager.

Plus on s'engage et plus on est actif, plus on ressent d'intérêt et de plaisir ce qui va faciliter la mise en mémoire.

L’enseignant ne peut mobiliser que si l’enfant ou apprenant se mobilisent.

Une étude scientifique a montré que le nombre de tests via des exercices compte plus dans la mémorisation que le nombre d’heures passées à étudier.

L’enfant sera d’autant plus actif et engagé quand il aura envie de faire l’action. Cette envie est déclenchée quand l’activité lui plaît, qu’elle importe pour lui, qu’il y voit un intérêt personnel… et non pas parce qu’il y est contraint par un intervenant extérieur.

Plus sa curiosité est grande, plus son apprentissage augmente


Le retour d'information


L'erreur fait parti de l'apprentissage.

On doit considérer les erreurs comme des chances d’apprentissage pour ajuster les connaissances.

Faites faire un premier bilan : une fiche, un résumé, une carte mentale... Demandez aux élèves de reformuler ce qu'ils viennent d'apprendre ou de réexpliquer à leur façon.

L’idée, c’est que l’on apprend de ses erreurs. Ainsi, le cerveau fonctionne par itérations (prédiction, feedback, correction, nouvelle prédiction). Cela implique qu’elle ne soit pas trop sanctionnée, dans la mesure où le stress est un inhibiteur d’apprentissage, le sentiment d’impuissance pouvant même annihiler tout effort ultérieur. A l’inverse, la motivation naît de l’encouragement, et de la valorisation.


La consolidation


On automatise le processus

On consolide lorsqu'on passe d’un mode conscient à un mode inconscient. Quand doit apprendre quelque chose, on réfléchit consciemment (des connexions neuronales se créent).

Le phénomène d’automatisation est crucial, c’est lui qui permet de passer de l’explicite à l’implicite : autrement dit, si on prend l’exemple d’un enfant qui apprend à lire, les débuts sont difficiles, compte tenu de la quantité d’éléments à retenir. Mais le phénomène d’automatisation va permettre de dépasser le décodage, et de se concentrer sur le sens du texte.






En résumé, ce qui a été appris ne va être enregistré durablement que

si la situation d'apprentissage se répète.

Revoyez, relisez, récitez ou faites d'autres exercices

pour utiliser ce que vous avez appris.

Bien dormir et prendre chaque matin un petit déjeuner équilibré pour donner de l'énergie au cerveau sont également essentiels dans cette consolidation.



Sources :

http://gestion.reseauxlibres.be/wordpress/category/les-ressources-en-gestion-mentale/lattention-les-ressources-en-gestion-mentale/

https://saint-etienne-nord.circo.ac-lyon.fr/spip/IMG/pdf/piliers_apprentissage_dehaene-2.pdf


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