Le rôle du travail personnel dans la réussite scolaire de l'élève


Les objectifs des devoirs donnés par les enseignants, sont variés, sans que cette diversité soit forcément claire dans la communauté éducative.


Dominique Glasman et Leslie Besson (2004) distinguent, par exemple, quatre types de finalités :


  • Des devoirs de pratique pour renforcer les acquisitions et générer des automatismes ;

  • Des devoirs de préparation en vue d’une future leçon en classe ;

  • Des devoirs de poursuite d’un sujet déjà étudié pour varier les situations de référence ;

  • Des devoirs de créativité pour développer les capacités d’analyse et d’affirmation subjective.


les moments de travail personnel au sein de l’école permettent de voir comment les élèves travaillent réellement, notamment le cheminement qu’ils empruntent. De plus, les enseignants, par leur expérience, diagnostiquent mieux les lacunes des élèves que les autres acteurs de l’accompagnement.


Apprendre c'est répéter et mobiliser les connaissances, pour modulariser les opérations.

Il apparaît alors indispensable d’envisager l’articulation entre le travail en classe, qui doit permettre à l’élève de savoir qu’il sait et sait faire, et le travail personnel en dehors de la classe, qui lui sert à accroître son efficience, sa vitesse et sa fluidité dans ses apprentissages.


Apprendre n’est pas ce qu’on croit !

Apprendre n’est pas seulement mémoriser par coeur.

L’important pour ap-prendre est d’abord de comprendre. Quand on veut apprendre vraiment, la mémorisation, si elle est nécessaire, reste insuffisante. Il faut aussi pouvoir mobiliser son savoir. C’est quand on réutilise ses connaissances dans des situations différentes que l’on apprend vraiment


Il s’agit d’offrir à l’élève non seulement le temps d’écouter, de noter, etc., mais de mobiliser les connaissances à acquérir pour en faire un savoir personnel.


La plupart des enseignants ont parfaitement conscience que les devoirs à la maison posent des problèmes du point de vue de l’égalité des élèves. Les arguments des « pro » et des « anti-devoirs » se réfèrent d’ailleurs, les uns et les autres, à la question de l’égalité :


Le travail personnel de l’élève hors la classe doit apparaître comme une continuité des savoirs acquis en classe et des apprentissages dont il a bénéficié, un renforcement ou une mise à l’épreuve dans un objectif de valorisation, entendu au sens de donner de la valeur.


Le travail personnel doit être adapté, aussi bien en durée qu’en contenu, à l’élève. Il doit démarrer en classe, de façon à être bien un prolongement à la maison. Son objectif doit être d’apprendre aux enfants à apprendre, pas de comprendre ce qu’ils n’ont pas compris en classe, ce qui est voué à l’échec. En effet, comment croire que, seul devant sa table de travail (s’il en a une !), sans enseignant ni ses camarades, un enfant comprendra ce qu’il n’a pas réussi à comprendre en classe ?


Enfin, il est indispensable qu’un temps de restitution ait lieu en classe, sans quoi les enfants se démotivent puisque l’enseignant ne regarde pas ce qui a été fait. »

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