Le Hip Hop comme outil pédagogique



Le Hip Hop est un Style de vie urbain né dans les années 80 aux USA.

Le hip-hop concerne les arts plastiques avec le graff, la danse avec le break et la musique démarrée dans le funk et la disco, et maintenant le rap.

L’esprit hip hop est vigoureux chez les jeunes calédoniens. Mélanésiens et polynésiens, très physiques et nerveux, excellent dans cette danse athlétique. Les "battle dance", batailles de danses par équipes, ont leurs racines dans les joutes des bandes des ghettos américains qui confrontent pacifiquement leurs meilleurs danseurs. Avec le break, le lock, le double dutch (cordes à sauter), le pop, sont quelques-uns des nombreux styles relevant du Hip Hop


Etymologie du mot hip-hop


Le terme « hip‐hop » a plusieurs origines étymologiques. Et c'est parce qu'il y a différentes significations et qu'il évoque plusieurs idées que le terme hip‐hop a été́ retenu pour décrire ce mouvement.

Il pourrait signifier selon certains le fait d‘évoluer grâce à l’intelligence. Le "hip " est un terme utilisé dans les ghettos noirs américains, provenant du mot " hep " signifiant en argot noir (jive talk) " être affranchi " mais aussi " compétition ". "Hip" signifie aussi "à la mode" et également intelligence dans le sens de débrouillardise.

Hop est l’onomatopée du saut. L’appellation « hip‐hop » rappelle la place privilégiée de la danse, la plus ancienne expression artistique du mouvement, puisque « to hop » signifie danser. Les sonorités des mots « hip » et « hop » évoquent la danse et les figures que réalisaient les breakers du Bronx.

Le Hip‐hop signifie donc progresser, avancer d’un point de vue social mais créatif grâce à son intelligence. hip‐hop, rappelle aussi le « bebop » mouvement jazz apparu après la seconde guerre mondiale pour la continuité́ de sa musique.

Le hip‐hop est une vision de la société́ et de tout ce qui la compose. C'est donc dans ce ghetto du Bronx que va se situer le cadre de développement du hip‐hop.

de danse que les anciens ont connue sous le noms de: Smurf).


On parle de culture tout simplement parce qu’elle touche plusieurs branche artistique comme:

La danse, La musique, Le chant, Le dessin


Principes du break danse


Le hip‐hop tire sa force créative d’un travail collectif, ainsi que de la participation active du public. En effet, les « choré » (petite partie d’une chorégraphie) se montent en commun, chacun des membres apportant sa pièce à l’édifice en proposant des nouveaux pas au sein du cercle. Ainsi entre des phases de danse collective, des morceaux individuels sont intercalés.

Aussi la danse est‐elle envisagée comme un moyen idéal pour canaliser l’agressivité́ du groupe dans la rue. Comme l’a enseigné Afrikaa Bambaataa, il s’agit de « transformer l’énergie négative (les bagarres, des pillages, la drogue...) en énergie positive et constructive ».

Cette danse collective sollicite à la créativité́ de chaque interprète tout en puisant dans les pratiques corporelles les plus diverses.

Si l’on veut se faire accepter du « posse » ou « crew » (groupe d’amis) et plus généralement du « mouv’ » (c’est‐à‐dire le mouvement hip‐hop), il ne suffit pas de savoir danser mais il s’agit d’acquérir un certain état d’esprit. Le hip‐hop est une culture issue de la rue, de cette spécificité́ découle le code de conduite à adopter. Des principes indéfectibles donnent au mouvement toute sa cohérence : les notions de cercle, de « free style » (danse individuelle basée sur l’improvisation), de défi et de respect, d’authenticité́ tiennent une place essentielle dans la culture hip‐hop.

Le break implique un changement en profondeur dans la façon de trouver des points d’appui, et nécessite une grande rigueur. Les figures sont élaborées au sol selon une géométrie circulaire. La notion de cercle, indissociable du break, emprunte clairement aux rituels africains de célébration. L’objectif ultime de tout breaker est de pouvoir enchainer ces figures imposées, en y ajoutant une touche plus personnelle.


Le hip hop vers l’enseignement


La danse Hip Hop est un levier puissant pour amener certains élèves plus aisément vers une pratique artistique plus large (car en phase avec leurs représentations). C'est un bon complément des autres styles de danse.

Dans un premier temps, cette danse décomplexe, fait bouger et ressentir le rythme collectivement, grâce à du matériau précis, connu, commun. Les pas existent et servent de points de repères. A plus moyen terme, la danse Hip Hop investit les élèves dans le monde du sensible et de l'imaginaire par le biais de leurs corps et d'un investissement plus personnel.

Les deux grandes familles de la danse Hip Hop que sont le sol (Break) et le debout offrent deux voies d'expression assez distinctes bien que complémentaires en terme de capacités sollicitées. Plus que les genres, tous les morphotypes des élèves trouvent ici leur fenêtre de pratique et de réussite.

Les élèves concèdent rapidement une énergie, une volonté de répéter les pas de base favorisant l'acquisition d'un minimum de techniques spécifiques. Là encore, la proximité des acquisitions motrices visées avec une forme de culture des élèves est un formidable levier et carburant de l'apprentissage.

L'utilisation du Hip-Hop permet à l'enseignant de délivrer tacitement des messages positifs à ses élèves : Symboliquement je fais un pas vers votre culture, vers votre univers. L'univers sonore les surprend positivement, plaît et génère rapidement de l'enthousiasme.

La danse se prête très bien, à l'utilisation des TICE en cours. Que ce soit en régulation de l'apprentissage par le biais de feed-back vidéos ou en cumulant des vidéos d'élèves sur un cycle pour être témoin des acquisitions.

Quand on enseigne la danse, on deux choix soit on démontre soit on les guides. Quand on guide, J’ai choisi de les guider et de transformer notre relation. Nous ne sommes plus sur une relation enseignant professeur mais sur une relation de coopération. On regarde des films des photos on essaie de reproduire, je les aides à construire à améliorer, je pars de leurs compétences et de leur plaisir.

Nous avons la chance d’avoir comme professeur de Hip Hop , Enzo Fabre , professeur et Danseur de La compagnie Moebius dirigée par Florence Vitrac (professeur au conservatoire de Paris) et Quentin Rouillier (danseur et chorégraphe, fondateur du Centre chorégraphique de Caen, responsable du département chorégraphique du Conservatoire National à Paris), cette association a pour but d'aider des chorégraphes et des interprètes dans le développement de leur art.

Ils ont créé un spectacle appelé histoire de Fables. Le spectacle "Histoires de Fables" propose de réunir autour des Fables de La Fontaine des artistes aux horizons et aux sensibilités divers : six chorégraphes, confirmés ou en devenir, et quatre interprètes. Chaque chorégraphe, chargé d'une culture et d'un parcours qui lui sont propres, a carte blanche pour sélectionner une histoire de son choix, en proposer son chemin chorégraphique et musical, construire ses mouvements, ses espaces, son univers. De l'absurde au comique, en passant par la poésie, le spectateur pourra découvrir et apprécier ces relectures de La Fontaine, qui se retrouveront sur un langage commun, celui du mouvement, donnant lieu a un spectacle aux dynamiques contrastées.

HISTOIRE DE FABLES fait appel à notre imaginaire, à notre enfance et à notre esprit critique. Entraîné dans une série de rencontres, le spectateur passe d’un univers à l’autre, emporté dans des dynamiques propres à chacune des fables qui se succèdent, mêlant la virtuosité, l'absurde et la poésie au rythme des apparitions des quatre interprètes.

Ce spectacle, d’une durée de 60 minutes dans sa forme complète, est modulable.

Ils ont souhaité créer une passerelle entre l’art et l’éducation a travers la découverte de la danse en temps qu’expression, dans un échange verbal, physique et artistique.

Source de synergie entre élèves enseignants et artistes, ils peuvent être l’agent fédérateur à l’initiative d’un projet commun passant par le langage universel du corps.

Ces ateliers de danse traversent les phases successives de l'expérimentation, puis de l’apprentissage, aboutissant parfois sur la construction d’un objet chorégraphique – pourquoi pas tiré d'une autre fable de Lafontaine

Les jeunes participants bénéficient d’une expérience artistique dans le contexte de leur école ; Impliqués dans le processus de création ils aborderont ces fables dans un rapport au temps : a travers le texte, les mots, les sonorités et le rythme, mais aussi dans un rapport à l’espace, à la géométrie, à l’image, et à l’environnement sonore.

Les séances comprises entre 45 et 60 minutes peuvent avoir différentes formes et s’étaler sur une ou 4 dates. Elles s’adressent aux enfants à partir de 8 ans.

Ce programme d’ateliers fait l’objet d’un travail autour de l’une des fables programmées et se détermine, dans un partenariat, entre l’artiste et l’enseignant.

"Le spectacle s'imagine comme un livre à l'usage d'un enfant qui ne sait pas lire, on l'ouvre au hasard et l'histoire se dessine, mêlant personnages et mouvements. Le spectateur saute d'univers en univers, sur un rythme rapide, découvrant que, même après l'enfance, il existe de vieux lions qui parlent, il reste des cigales pour danser..."

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