1- Redonner du sens aux apprentissages


Donner du sens aux apprentissages peut s’effectuer en reliant les diverses disciplines par des activités tournant autour d’un même thème ou d’un projet commun. Ainsi, en 2014 nous avons construit un projet centré autour de l’igname. Celui-ci a permis de cultiver l’igname en cultivant toutes les ressources intellectuelles liées au bon suivi du projet. Les mathématiques ont permis la mise en place des champs, les calculs de diamètre des trous, les besoins en terre… le français a travaillé sur les contes et légendes Kanak, l’art schématisait la culture, et la vente organisait et conduisait la promotion et la communication du projet au sein du collège.

En Segpa, nous devons travailler en cohésion, et en transdisciplinarité. La cohérence de nos actions influent très positivement sur l’acquisition des apprentissages.


Approche sociocognitive :


L’interrogation première que nous devons avoir pour mener à bien nos séances est quels processus cognitifs nos élèves n’ont-ils pas réussi à installer et quelles compétences leur manquent-ils?

Chaque année, le groupe classe est différents et chaque année nous devons réévaluer nos profils et adapter notre enseignement en fonction.


· Point de vue psychologique :

D’une manière générale quel que soit le profil les adolescents les impératifs sont les même. Souvent plus prononcé chez l’élève de SEGPA mais notre rôle est prédominant.

Les jeunes en difficulté souffrent d’impression négative sur eux et ce qui les entourent beaucoup plus négatifs que les autres, d’une insécurité plus grande quant à leurs capacités à s’intégrer à l’école, et de perceptions subjectives fortes qui les convainquent que l’école n’est pas faite pour eux. C’est à l’enseignant, plus qu’à tout autre, qu’il convient de se montrer optimiste quant aux chances d’atteindre ce type d’élèves.

Éveiller en eux une curiosité qu’ils peuvent avoir mise de côté et sans laquelle il s’avère être difficile d’éveiller leur intérêt. Capter leur attention, mobiliser leurs ressources et les amener à mettre en œuvre des opérations mentales, à appliquer des stratégies qu’il leur suffira ensuite de transférer à d’autres domaines et d’envisager une évolution de celles-ci, sont les objectifs prioritaires du cadre d’action proposé.


· Motiver nos élèves:

Les théories contemporaines soulignent que la motivation d’apprendre est une capacité naturelle présente chez tous les élèves, pourvu qu’ils se trouvent dans un état d’esprit positif et bénéficient d’un climat d’apprentissage qui les soutienne dans leurs efforts. Même les élèves qui semblent avoir perdu toute motivation d’apprendre peuvent retrouver cette capacité naturelle et se développer de manière positive.

Le défi, pour l’enseignant, consiste à atteindre, toucher ces élèves peu motivés. Il faut trouver des moyens de dépasser les pensées, sentiments et comportements négatifs pour réveiller leur équilibre mental et leur motivation interne. Deux manières fondamentales d’y parvenir peuvent être envisagées.

  • Angle affectif :

La motivation de nos élèves est très souvent liée à l’affect. Ils ont besoin de nous prouver pour se prouver à eux même. Notre regard doit être bienveillant et non répressif. Il est nécessaire dans notre métier de s’intéresser à l’élève, de le comprendre et de lui montrer.

  • Versant socioculturel :

Dans la société calédonienne, les ethnies se mélangent, s’opposent, se marient et s’assemblent. Chacune à un pouvoir culturel très fort. Dans le cas d’un métissage l’adolescent se construit « entre deux culture » en empruntant des repères à l’un et à l’autre sans s’identifier totalement ni à l’un, ni à l’autre.

La danse a un impact très fort dans notre société culturelle. Les danses culturelles s’affirment et se mélangent.

Ce sont les mouvements de fond de la société en perpétuelle mutation qui s’exprime le plus souvent à travers la danse.

Il est donc nécessaire de prendre en compte tous ces facteurs pour comprendre l’élève et s’interroger sur les méthodes d’apprentissage adaptés à chaque individu. Bousculer les principes d’apprentissage basique et construire un apprentissage ludique.

Partir du savoir que l’on veut faire acquérir, au moyen pour y parvenir.

Il y a un savoir, une compétence, mais des multitudes de méthodes d’apprentissage.


Valoriser et accompagner les jeunes en difficulté grâce à la danse


Les jeunes de SEGPA sont trop souvent réduits à leurs difficultés ou à leurs problèmes d’insertion, alors que certains ne demandent qu’à faire entendre et soutenir leur potentiel,

L’inconvénient majeur de l’insertion des jeunes de SEGPA dans le collège, est la stigmatisation par les autres élèves et le corps enseignants.


Comment permettre à des jeunes ayant le sentiment d’être stigmatisés, de n’être jamais écoutés, parfois installés dans la précarité, de s’engager dans un projet d’avenir ? Comment faire valoir leur potentiel, auprès de l’extérieur mais aussi d’eux-mêmes, d’autant plus quand ils se censurent et intériorisent un sentiment de dévalorisation ? Par ailleurs, comment concilier approche individuelle et collective, et formaliser des objectifs adaptés ?


Chacun ayant sa propre façon de bouger et de danser, il faut les aider à trouver leurs forces et miser dessus. En contournant leurs limites, les jeunes peuvent se surpasser.


Le hip-hop et les danses urbaines sont très populaires chez les jeunes.

Sur le site du vice rectorat qui favorise les Projets artistiques et culturelles il est écrit que « L’éducation artistique et culturelle est une ouverture qui permet de vivre autrement la scolarité grâce à une démarche de projet. Les arts et la culture ne sont plus considérés comme un supplément d’âme du système éducatif mais bien comme un moyen de permettre aux élèves de s’épanouir et de développer leurs talents autour de la démarche de projet pluridisciplinaire aboutissant à des réalisations, d’apprendre à vivre en communauté, dans le cadre d’une école ouverte sur le monde extérieur”.

Par une activité artistique ou culturelle, les élèves entrent en contact avec les artistes (les intervenants) et les œuvres et fréquentent les institutions culturelles.

L’éducation artistique et culturelle contribue à l’apprentissage des compétences sociales et civiques ainsi qu’elle construit les repères qui fondent la culture humaniste, ces deux axes pouvant impacter les autres piliers du socle commun de compétences et de connaissances.


En Nouvelle-Calédonie, l’éducation artistique et culturelle permet de répondre à d’importants enjeux éducatifs et sociétaux. C’est une source de valorisation des élèves et de réussite dans le projet éducatif de la Nouvelle-Calédonie, une condition de rapprochement entre les communautés du pays et l’acceptation des différences.

Comme dans toute société plurielle, elle doit permettre d’acquérir le sens de l’identité et de la dissemblance, de mettre en perspective les valeurs locales et les valeurs universelles, de favoriser une démarche de développement du lien social et d’ouverture culturelle, deux conditions fondatrices du Vivre et du construire ensemble (éducation à la citoyenneté), et de la conscience d’appartenir à une communauté de destin.



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